De l’utilité de la parole dans les réseaux sociaux

janvier 18, 2016 dans Edito par Davidson

Cicéron

Les événements de ces derniers mois libèrent les paroles. Les attentats de Paris, les attaques terroristes partout dans le monde,  les élections régionales en France et la percée du FN, tout amène à une expression publique qui se reflète particulièrement dans les réseaux sociaux. Un phénomène qui n’est plus tout à fait récent mais qui s’amplifie avec le temps et avec l’époque.

L’ampleur des réseaux sociaux

Véritable place publique numérique, nouvelle agora virtuelle, les réseaux sociaux ont pris une part importante dans nos vies. La société à évolué grâce à la technologie,  les médias sociaux ont changé nos vies. Cette transformation numérique ne doit pas être mise à l’écart et encore moins être minimisée. Le cas est encore plus flagrant lorsque l’on voit que les médias traditionnels, c’est à dire la télévision, la radio, les journaux qui relayent les informations des médias sociaux présents sur internet.

 

Twitter est un média particulièrement propice à la prise de parole publique, surtout pour les hommes politiques, célébrités et personnalités influentes. Davantage concentré sur l’information real time, Twitter est une pépite de l’information rapide. Bien plus qu’un Facebook qui agrège le contenu ou un Instagram qui est davantage représentatif du loisir. Cette information abrupte nous amène à réagir à chaud et sans réel recul.

Un exutoire

La génération zapping, voici un des nombreux noms que l’on donne à nous, utilisateurs hyper-connectés. On voit l’information, on la commente, on s’indigne sur le coup, on n’écoute plus, on ne prend plus de recul. Facebook et Twitter ne sont pas seulement un lieu de liberté d’expression mais un endroit où l’on peut se défouler, un endroit où l’on peut commenter, une nouvelle agora, plus proche du café du commerce que du forum de Cicéron. Ce qui est frappant ces derniers temps, ce sont ces posts humoristiques suivant des événements tragique. Ces réseaux sociaux qui, terrifiés par les attentats, ont fait de Jawad, une figure comique, ridicule, bien loin de la réalité sombre du personnage. Véritable exutoire de la terreur, l’humour permet de se soigner de la peur, véritable moteur du terrorisme.  

La parole n’est pas seulement optionnelle, mais essentielle à la reprise de la vie.

Une nouvelle génération, bonne ou mauvaise 

Mais cette puissance de l’expression numérique n’est pas à mettre dans toutes les mains, paradoxe du média démocratique et participatif qu’est internet.

Intox, fausse information, propagation de la haine, harcèlement, internet, c’est aussi ça.

Mais en contrepartie, on peut aussi voir des pépites de réflexion, des informations introuvables dans les médias traditionnels, et des appels aux parts les plus nobles de l’être humain.

C’est un nouveau mode d’expression, qui n’est, en fait plus tout à fait nouveau.

C’est toute une génération qui a vécu, grandi avec les réseaux sociaux et qui l’utilisent comme tribune. Il faut l’accepter, le comprendre, et éviter que ce pouvoir ne soit utilisé d’une mauvaise manière.