[Avis] Les Nouveaux sauvages : Drôle et caustique

janvier 14, 2015 dans Critiques cinéma, Films & Séries par Davidson

réalisé par :
Damian Szifron

Reviewed by:
Rating:
4
On 14 janvier 2015
Last modified:14 janvier 2015

Summary:

Des histoires courtes qui font la part belle aux pétages de câbles. A la fois dramatique et humoristique.

Les-Nouveaux-Sauvages-Affiche-France-

L’humour noir, voilà un sujet qui est bien d’actualité. On peut le trouver dans des caricatures, des dessins, des humoristes et aussi des films. Les Nouveaux Sauvages, ou Relatos Salvajes dans son nom original est un film argentin sous forme d’histoires courtes. Ces petits contes qui nous racontent la vie de personnes du quotidien qui à un moment pètent un câble. Loin d’être un film dramatique, on se met à rire de situations tragiques. Un film original et rafraîchissant, coup de cœur de ce début d’année.

Synopsis : Cinq histoires, des personnes ordinaires, des situations banales mais une chose qui les réunit, une crise de nerf mémorable. On a tous eu envie de péter les plombs, ces personnages le font pour nous.

Sur l’affiche, on remarque en gros le nom de Pedro Almodovar, mais ce n’est pas lui qui a réalisé le film mais Damian Szifron, qui montre son talent à travers sa première oeuvre reconnue à l’internationale. A la fois réalisateur et scénariste Szifron nous offre un film maîtrisé par des plans intelligents et des histoires savoureuses. En effet, malgré des thèmes difficiles comme des meurtres, des trahisons et l’injustice, la réalisateur arrive à nous montrer un côté comique et burlesque grâce à la magie de la réalisation.

En effet, le film est à la fois dramatique et comique. On rigole pour des situations qui ne sont pas forcément drôle, on rit jaune sur de l’humour noir. Mais attention, ce n’est pas un film comique. Ce n’est pas non plus une succession de vannes et de blagues, c’est un peu plus subtile que ça. Ce n’est pas non plus complètement dramatique, malgré des scènes potentiellement violentes, le ridicule de la situation atténue un peu cette gravité.

Les nouveaux sauvages

Ricardo Darin, superstar en Argentine, fait office de tête d’affiche

Il faut saluer la performance des deux premières histoires, particulièrement dynamique et loufoque, ce sont mes contes préférés. Les autres histoires sont moins dans la précipitation, plus dans la profondeur et plus longues, on délaisse un peu l’humour au profit de personnages plus poussées et des histoires plus complexes. Ces dernières sont un peu plus lentes, moins dynamiques. Ce qui est dommage, j’aurai préféré le rythme du début pendant tout le film. En effet, le problème avec les films composées de plusieurs histoires, c’est qu’elle n’ont pas forcément le même impact en fonction des personnes. Certaines nous touchent plus que d’autres, le cinéma est subjectif. Il est donc difficile de donner un avis sur un film dans sa globalité alors qu’elle n’est qu’un rassemblement de petits films.

Ce qui est à noté, c’est aussi le non lien entre les histoires, et cette impression d’absence de moralité. Mais en fin de compte, on s’y accommode, faut-il une moralité au ras-le bol humain ? Pas forcément.

En conclusion, Les Nouveaux Sauvages nous montre une succession d’histoires courtes drôles et et sarcastiques. Grâce à une bonne mise en scène et des acteurs qui jouent avec brio le pétage de câble, le film est la bonne surprise « comédie » de ce début d’année.

 

Des histoires courtes qui font la part belle aux pétages de câbles. A la fois dramatique et humoristique.