[Avis] The Hobbit 3 : La Bataille (terne) des cinq Armées

janvier 6, 2015 dans Critiques cinéma, Films & Séries par Davidson

Réalisé par :
Peter Jackson

Reviewed by:
Rating:
3
On 6 janvier 2015
Last modified:6 janvier 2015

Summary:

Le Hobbit 3 fini la saga en demi-teinte à cause d'un traitement des personnages et de l'histoire mis en retrait pour favoriser les scènes de guerre.

the hobbit 3

Dire au revoir à la terre du milieu n’est pas une mince à faire. Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit nous ont fait voyager pendant plusieurs années dans le monde de Tolkien et c’est avec ce dernier film que ce conclut la saga. Est-ce que ce dernier opus arrive à la hauteur des épisodes précédents ? Est-ce que Peter Jackson a gardé le meilleur pour la fin ? Pour ma part, cet épisode est dans la continuité des précédents épisodes du hobbit, sympathique mais avec quelques périodes faibles. Explication.

Synopsis : Bilbon, et Thorin sont enfin arrivés au sommet de la Montagne, mais en contrepartie, ils ont réveillé Smaug qui compte se venger des villageois. Bilbon et ses amis vont très vite découvrir que le trésor de la montagne est convoité par les elfes, les orcs et les nains, tous prêts à déclencher une guerre.

Des personnages peu travaillés

La force de ce film est son univers. Avec le background très riche des œuvres de Tolkien, Le Hobbit partait du bon pied. Des décors somptueux (peut-être un peu trop numérique), des personnages attachants, classes et complètement légendaires, un bestiaire riche, voici les grandes qualités du film. Néanmoins, cela ne masque pas la pauvreté des autres aspects.

Ainsi, les personnages et les différentes relations entre eux ne sont pas expliquées ni détaillées. Bien sûr vous allez me dire qu’ils l’ont été pendant les deux autres opus, mais je vous répliquerais que chaque épisode doit se suffire à lui même, et le dernier ne peut pas être pris tout seul. Peu de personnages sont étoffées dans ce film, les nains ne sont traités que d’une manière superficielle et Gandalf et Legolas ne sont traités qu’anecdotiquement. En fait seul Thorin fait preuve d’une personnalité plus complexe car tiraillé entre son avidité et sa soif de pouvoir et entre son amitié avec Bilbon. Ce dernier aussi est travaillé avec justesse. C’est peut-être le seul personnage qui n’est pas caricatural et qui n’en fait pas trop.

the hobbit 3 gandalf galadriel

Les magnifiques affiches ne reflètent que des scènes courtes du film

La guerre au coeur du film

Parce que  les scènes de guerres sont prioritaires et que l’histoire est mis en arrière plan, le film n’a pas réussi à m’accrocher.  C’est bien pour ça que le film s’appelle la Bataille des Cinq Armées. Mais cette guerre est bien terne face aux guerres épiques du Seigneur des anneaux. Ici, nous n’avons pas le droit à la complicité d’un Legolas-Gimli face à d’immenses trolls mais plutôt à un chef nain sur un cochon géant qui dégomme des centaines de soldats façon Dynasty Warriors. Même si nous sommes dans une fable, les combats ne semblent pas réalistes, la peur et l’adrénaline ne nous atteint pas lors de ses scènes de combats.

the hobbit 3 guerre

Les scènes de guerre sont aux cœurs du film

Le grandiose qui fait la partie de l’univers de Tolkien n’est pas aussi présent. A part le dragon Smaug qui fait une apparition éclair et la scène complètement dingue contre Sauron, rien ne m’a mis des étoiles dans les yeux. Et voilà ce qui est bien dommage avec ce film. Terminer la saga de la Terre du milieu avec un film comme ça, me rend un peu triste… Et puis, je n’ai même pas parlé des scènes d’amour qui tombe à l’eau par faute de personnages qui n’ont pas été assez approfondis. Ce qui est dramatique, c’est que toute la salle a ri pendant ces scènes, c’est dire le pathétique de certains plans…

En conclusion, Le Hobbit 3 : La Bataille des Cinq Armées n’est pas un mauvais film. Il reste dans la lignée du premier et du deuxième épisode. Mais en sortant de la salle de cinéma, on en retire un sentiment mitigé.

Le Hobbit 3 fini la saga en demi-teinte à cause d'un traitement des personnages et de l'histoire mis en retrait pour favoriser les scènes de guerre.