[Critique ciné] Transformers 4 : L’ère de M. Wahlberg

août 7, 2014 dans Critiques cinéma, Films & Séries par Davidson

Review of: Transformers 4
réalisé par:
Michael Bay

Reviewed by:
Rating:
2
On 7 août 2014
Last modified:7 août 2014

Summary:

Malgré l'arrivé de Mark Wahlberg, le film n'arrive pas à renouveler la franchise. Beaucoup trop long pour être appréciable sans un mal de crâne.

Transformers 4 Affiche

Le quatrième épisode de la saga Transformers, change radicalement d’acteur principal. Avec Transformers : L’âge de l’Extinction, on dit au revoir à Shia Labeouf, et on dit bienvenue à Mark Wahlberg. Alors que le premier était l’archétype du jeune héros faiblard mais courageux et très grande gueule, le personnage de Cade Yeager, est plutôt musclé et représente bien l’Amérique profonde. Mais ce changement de casting ne change rien à l’essence même de Transformers, toujours plus de robots, toujours plus d’explosions, toujours moins de scénario.

Synopsis :

Cade Yeager, père de famille Texan spécialisé dans la réparation de robots et toute autre chose mécanique, se retrouve à récupérer un vieux camion délabré. Ce vieux camion, n’est autre qu’Optimus Prime. Mais ce héros de la bataille de Chicago n’est plus qu’un héros déchu. Les conséquences fâcheuses des événements d’il y a quatre ans sont imputés à Optimus Prime et autres Autobots. Ils sont donc poursuivis par les services secrets américains qui veulent éliminer Autobots et Decepticons. Mais très vite, on va se rendre compte qu’une organisation se cache derrière tout ça dans le but de créer leurs propres Transformers.

La famille stéréotype

Il ne faut pas se leurrer, Transformers L’âge de l’Extinction ne révolutionne pas le genre. Au contraire, il s’enferme dans des clichés qui sont terriblement prévisibles. Des, combats, une fille à sauver; des robots surpuissants qui se tapent dessus, et un héros qui en fin de compte, ne sert pas à grand chose… Et c’est bien ça le problème, les personnages ne servent à rien : pas de charisme, aucune influence sur le déroulement des événements… Pourtant en voyant l’apparition au casting de Mark Wahlberg, on aurait pu croire à une psychologie plus avancée. Même s’il n’a pas l’habitude de jouer des rôles très profonds, M. Wahlberg est un très bon acteur qui aurait pu donner une certaine épaisseur au personnage. Mais c’est sans compter sur Michael Bay qui le cantonne à un rôle de père protecteur envers sa fille Tessa (Nicola Peltz). Et puis, la fille non plus n’est pas très intéressante psychologiquement, elle représente le persona de la jeune fille de 17 ans qui veut sa liberté et veut faire la teuf et flirter. Un personnage complètement énervant. D’autant plus qu’elle n’échappe pas au rôle classique de potiche qui doit se faire sauver par les autres.

Tessa

Tessa

T-rex forever

Mais ce n’est pas pour la psychologie des personnages que l’on regarde un Transformers, c’est parce qu’on veut assister à de spectaculaires combats de robots, des explosions incroyables et du badass de folie. Certes, c’est assez spectaculaire, mais est-ce que ça vaut forcément le coup ?

Si vous aimez les explosions et les scènes de bastons grandeur nature, vous allez être servi lors de ce film. Mais pour les autres, c’est l’overdose assuré. J’aime bien l’action, mais pendant 2h45 de film, c’est juste impossible. D’autant plus que le film abuse de sonorités métalliques qui font affreusement mal à la tête. De plus, cette longueur n’est clairement pas justifiée, ce sont juste des bouts de scénarios collés brièvement au scotch, rien de bien concluant.

Trop de Swag dans cette image

Trop de Swag dans cette image

Mais, au moins, le film n’a pas la prétention d’être un film à histoire. Michael Bay s’amuse et cela se voit ! Des robots tyrannosaures qui crachent du feu, un Transformer samurai (doublé par Ken Watanabe !), tout y passe ! On aurait dit un enfant de 8 ans qui a fait le scénario de ce Transformers. Malgré un début de film original et un changement d’acteur principal, Transformers 4 : L’âge de l’extinction reste dans la continuité des anciens Transformers et reste caricatural, poussif et sans grand intérêt. A réserver aux plus jeunes qui arriveront à tenir au bout des presque 3 heures de film.

Malgré l'arrivé de Mark Wahlberg, le film n'arrive pas à renouveler la franchise. Beaucoup trop long pour être appréciable sans un mal de crâne.