[Critique ciné] Godzilla (2014) : Gareth Edwards ressuscite le monstre

mai 13, 2014 dans Critiques cinéma, Films & Séries par Davidson

Review of: Godzilla (2014)
directed by:
Gareth Edwards

Reviewed by:
Rating:
3
On 13 mai 2014
Last modified:13 mai 2014

Summary:

Godzilla est de retour, et il est revenu aux sources.

Godzilla

Godzilla est un symbole. A la fois parangon de l’antinucléaire mais aussi représentation du gigantisme fantastique, Godzilla s’est très vite fait accaparer par la culture geek. Critiquant férocement la version de Roland Emmerich, cette communauté trouvera-t-elle satisfaction dans le film de Gareth Edwards ? Ce réalisateur inconnu du grand public a cette lourde responsabilité de faire revivre la bête.  Ce qui est sûr; c’est que ce Godzilla ne laissera pas indifférent les fans.

Synopsis : A cause de la défaillance d’une centrale nucléaire, Joe Brody (Bryan Cranston) va vivre une tragédie. 15 ans plus tard, il reste obnubilé par ce désastre et va entraîner son fils Ford Brody (Aaron Taylor Johnson) dans sa recherche de vérité. Il va très vite découvrir que de sombres créatures sont à l’origine de tout ça.

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Quand on voit dans le casting des grands noms comme Bryan Cranston, Aaron Taylor Johnson, Ken Watanabe ou encore Juliette Binoche, on se dit que le film a un sacré budget et qu’il va envoyer du lourd. Certains arrivent à donner une vraie profondeur à leur personnage. C’est le cas de Bryan Cranston qui arrive à donner une véritable émotion à Joe Brody. Une petite mention pour Elizabeth Olsen, la petite soeur des jumelles Olsen, qui arrive à faire son petit bonhomme de chemin.

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Bryan Cranston

Aaron Taylor Johnson, lui se détache bien de son rôle du Dave Livewski de Kick-ass en interprétant un soldat charismatique et sensible, mais un peu trop caricatural. C’est peut-être ce que l’on peut reprocher au film. Etre trop cliché dans son côté pro-américanisme, beaucoup trop vu dans les films catastrophes. Alors que Godzilla doit être le symbole de la lutte antinucléaire, ici, la catastrophe d’Hiroshima est à peine citée dans une phrase. Dommage, cette symbolique aurait pu être plus développée.

Mais l’histoire n’est qu’un prétexte pour mettre en valeur Godzilla, le véritable héros charismatique du film. En retrait pendant une bonne partie du film, Godzilla fera néanmoins des apparitions rares mais remarquées. Ressemblant aux vieux Godzilla japonais, le design de notre héros est particulièrement réussi. Il dénote face à cet univers contemporain. C’est le symbole de la puissance naturelle face aux mutations du monde.

Aaron Taylor Johnson et Elizabeth Olsen

Aaron Taylor Johnson et Elizabeth Olsen

Godzilla 2014 n’est pas un pur film d’action. A la frontière entre un documentaire animalier sur le simili-dinosaure et un blockbuster américain, Godzilla est un film qui pourrait faire peur aux amoureux d’action pur. Mais que ceux-ci se rassure, Godzilla est plus badass que jamais. Et si vous ne me croyez pas, allez voir le film.

Godzilla est de retour, et il est revenu aux sources.