[Test] Limbo, la frustration en noir et blanc

octobre 6, 2012 dans Jeux video, Test JV par Davidson

Limbo est un jeu très bien noté par la presse, 17/20 pour Jeuxvideo.com, 8/10 pour Gamekult et 5/5 pour Gameblog. Autant dire qu’il fait l’unanimité parmi la presse. Mais mon avis reste plus mitigé. Limbo, symbole du succès du jeu indépendant sur console, mérite t-il toutes ces éloges ?

Un monde inquiétant

Dans Limbo, on incarne un jeune garçon qui se réveille dans une forêt, sombre et obscure. Ici, pas d’aide, pas de tutoriel ou de didacticiel, on est directement transporté dans le coeur du sujet. Déboussolé, on se met à déplacer cette silhouette sombre aux deux yeux illuminés qui nous sert de héros. Mais très vite on se retrouve face à des dangers mortels : des pièges à ours, des scies menaçantes ou encore une araignée agressive.

Le monde est inquiétant, l’ambiance y est mystérieuse. Ses graphismes minimalistes, ce noir et blanc et ses quelques nuances de gris, sa bande son quasi inexistante, tout dans Limbo nous fait transporter dans un monde inconnu. Certains feront l’éloge de ce pari graphique, évoquant la poésie que cela engendre. Je ne suis pas de ceux là. Un peu hermétique à la poésie, je préfère un bon gameplay, une bande son de qualité et une histoire originale plutôt qu’une poésie visuelle.

Est-ce que ça va ?

La mort après chaque pas

Ce qui vous attend dans Limbo, c’est la mort. Plus vous avancez, plus vous serez confronté à des pièges ou à des personnes menaçantes, qui ne souhaitent qu’une chose, votre mort. Ce monde est hostile, il ne veut pas de vous et il le fait savoir. Pour éviter de mourir, il vous faudra résoudre des énigmes. En fait le jeu se décompose comme ça : on avance de gauche à droite, puis on se retrouve bloqué. Pour continuer à avancer il faudra user de son intellect en actionnant certains leviers ou en déplaçant quelques boites. Ce gameplay très simple peut un peu faire penser à un jeu de réflexion comme Portal. Cependant, je ne suis pas très attiré par ce genre de gameplay où il ne faut pas seulement trouver la solution mais recommencer à chaque fois car un saut mal ajusté peut très vite être mortel. Ce jeu nous pousse à apprendre en mourant, c’est du learning by dying. Et ça, c’est terriblement frustrant.

Spider is back

Un scénario obscure

L’ambiance de Limbo est particulière. D’un côté, on a le conte pour enfant que l’on retrouve avec le héros qui est un enfant, avec les animaux que l’on retrouve : l’araignée, la grenouille ou la libellule. Puis de l’autre côté, on a cette ambiance malsaine que l’on retrouve avec les morts atroces du héros. Et le scénario regroupe un peu ces deux aspects. D’abord, je dois vous rappeler que l’on ne connaît rien du scénario, et qu’il faut chercher la fiche du jeu pour savoir que le jeune garçon est à la recherche de sa soeur. Pendant tout le jeu nous n’y savons rien, on avance dans un brouillard scénaristique. Puis, à la fin on commence à comprendre un peu plus l’histoire, et on se pose toutes sortes de question. Un mystère appréciable mais critiquable puisqu’il est difficile de comprendre le scénario avant la dernière scène.

Trailer Limbo

En conclusion : Limbo n’est pas un jeu que j’apprécie particulièrement. Ce n’est pas parce que l’on fait des graphismes minimalistes et une bande son quasi inexistante que l’on peut crier au génie poétique. Et puis le gameplay est terriblement frustrant même s’il plaira aux plus acharnés. L’histoire, quasi inexistante est pourtant ce qui m’a plu le plus. Entre mystère, tristesse et poésie, l’histoire peut vous émouvoir.

Points positifs

  • Originalité
  • Une aventure particulière

Points négatifs

  • Très frustrant
  • Pas vraiment d’histoire, de graphismes et de bande son
  • Durée de jeu courte et rejouabilité quasi nulle

 

Note : 11/20

 

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